SAMEDI 10 JUIN, TOUTES DANS LA RUE!

Samedi 10 juin, nous avons plusieurs rendez-vous, et par chance, ils n’auront pas lieu au même temps, donc, du coup, de midi jusqu’au soir, si tu es en région parisienne, tu as ta journée d’organisée.

  1. Marche pour la fermeture des abattoirs.

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Cette année la blatte s’invite à la marche pour la fermeture des abattoirs, qui partira de la place de la république à midi. Nous avons décidé de mettre une couleur un peu plus politisée à cette marche, car pour nous, les oppressions ne naissent pas de façon spontanée, elles ont leur origine dans ce système capitaliste, sexiste, raciste et spéciste. Dans un monde où tout est marchandise et marchandé, pas étonant que nos frères et soeurs non humaines le soient aussi.

2. Manifestation contre la guerre aux pauvres, contre la chasse aux migrant-es, contre l’occupation policière.

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Et continuant avec cette logique anticapitaliste, nous irons manifester dans le XVIII arrondissement de Paris. Pour montrer que nous, groupe de meufs, ne nous sentons pas plus en danger au XVIII arrondissement qu’ailleurs. Que nous avons peur surtout de la police, capable de violer, torturer et tuer. Que le danger ne se trouve pas du côté des migrant-e-s, mais du côté des fachos, des militaires et des politicien-n-es. Que la solidarité de classe passe au delà des frontières, et que d’ici ou d’ailleurs, nous menons tou-te-s une même lutte.

Rendez-vous à 18h30 Porte de la Chapelle!

3. Repas de soutien à l’association HEVI LGBTsanctuaire des carottes

À force de marcher, ben, on a faim! L’association HEVI LGBT organise un repas solidaire à la Nouvelle Rotisserie, à partir de 19h30. Cette asso a pour objectif de lutter pour les demandes des individuEs LGBTI+ kurdes vivant en Turquie pour s’opposer au racisme et à l’oppression dont ils font l’objet en tant que LGBTI+.

Donc, RDV à partir de 19h30 à la Nouvelle Rotisserie, 4 rue Jean et Marie Moinon, dans le Xème arrondissement.

4. Concert de soutien aux 56 filles brûlées au Guatemala

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On vous avez déjà raconté cette terrible histoire dans un précédant post de notre blog. Cette fois-ci c’est un concert solidaire qui s’organise pour qu’on n’oublie pas ces terribles féminicides. Il y aura des prises de parole, des chansons, un concert de Salsatension, et de la nourriture et des boissons. L’entrée est libre.

Tous les fonds récoltés seront reversés aux familles de 4 jeunes filles actuellement soignées aux Etats-Unis, à travers l’Association nationale contre la maltraitance des enfants du Guatemala.

Ce sera au CCIP, 21 ter rue Voltaire, dans le XI arrondissement, à partir de 20h.

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LES 23, 24 ET 25 MAI ON S’INVITE AU THÉÂTRE

INFO MAI

Dans les temps qui courrent, où la répression se fait de plus en plus palpable et les centres d’enfermement sont saturés, parler de la réalité de la prison, de cette agonie lente qui souffrent celles et ceux qui se trouvent de l’autre côté des murs, devient une nécessité.

Créée en décembre dernier à la Parole Errante, la pièce “Pisser dans l’herbe…” est reprise pour trois représentations le 23, 24, 25 mai 2017 à 20h30. Produite par le Théâtre du Sable, écrite en collaboration avec Christine Ribailly, bergère détenue pendant quatre ans, ce spectacle s’est aussi nourri de lettres de Philippe Lalouel, Émilie D. et du livre “Pourquoi faudrait-il punir? de Catherine Baker.

“Pisser dans l’herbe…” est interprété par Philippe Giai-Miniet et mis en scène par Marie Paule Guillet. La pièce dresse un tableau qui interroge la justice, l’Administration Pénitentiaire et les modes répressifs préconisés depuis toujours.

CAMILLE: Février 2014. Centre de détention de Fleury Mérogis.   Transfert-transit. Non! je refuse je ne te donne pas mes empreintes. On reste calme et on règle ça dans une semaine avec un prétoire où je ne risque pas plus de 7 jours ; ou vous me les prenez de force, on risque de se faire mal, ça va compliquer tout le reste de la détention ici et de toute façon vous n’aurez rien d’utilisable. Ils choisissent la force.

Le Collectif Prison Par Terre qui travaille à développer des solidarités avec les prisonnières et prissonniers, assurera une table d’informations et proposera une buvette dont la recette est destinée aux détenu-e-s.

Tarif d’entrée: 10 euros

Tarif pour les précaires, Rsistes, chômeuses…: prix libre

Tarif soutien à la compagnie: 15 euros

Venez nombreuses!

 

DEUX RENDEZ-VOUS POUR LE 8 AVRIL

Le printemps est arrivé. Il fait beau, le soleil réchauffe nos corps, la sève monte… Il faut profiter de toute cette énergie pour faire quelque chose de chouette. Nous vous proposons deux plans pour ce samedi 8 avril, à vous de choisir:

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Le syndicat STRASS appelle à manifester contre toutes ces mesures prohibitionnistes qui précarisent les travailleuses et travailleurs prostituées. Tout est fait pour les criminaliser: éloignement des centre ville, pénalisation des clients…

Venez leur apporter votre soutien, à 15h, au départ de Pigalle!

 

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Et si vous avez envie de faire un tour en banlieu, ben c’est l’occasion de venir montrer votre solidarité avec les personnes enfermées à Fleury et leurs familles.

Laissons entendre nos voix avec des cris de liberté!

Samedi 8 avril 2017 à 13h00 devant la MAH de Fleury-Mérogis 7 avenue des peupliers, 91705 Ste-Geneviève-des-bois Ou rendez-vous à 11h45 à Porte d’Orléans, place du 25 août 1944 devant le café La Rotonde pour organiser le covoit’ et prendre le bus collectivement

Pour s’y rendre en transport en commun :

  • bus 109, direct depuis la porte d’Orléans : départ à 12h20- arrivée à 13h00 à la MAH (le suivant 50’ plus tard, donc faut pas le louper !)
  • RER C ou D, jusqu’à Juvisy prendre la sortie Condorcet et prendre le bus DM05 : départ 12h23- arrivée à 12h51 à la maison d’arrêt des hommes (le suivant 40’ plus tard).
  • RER D direction Corbeil-Essonnes jusqu’à Grigny Centre. Puis prendre le bus 510 à la gare RER : départ 12h17- arrivée à la maison d’arrêt des hommes à 12h35 ; ou le suivant départ à 12h47, arrivée 13h05.

Pour s’y rendre en voiture :

  • Depuis le périph’ suivre la A6 en direction d’Evry, puis prendre la sortie n°7 fleury-mérogis. Suivre l’avenue Victor Schoelcher puis avenue du Docteur Fichez (entre 2 ronds-point), la maison d’arrêt est indiquée sur la gauche.

RASSEMBLEMENT EN SOLIDARITÉ AVEC LES MUTINES DU GUATEMALA ET LEURS FAMILLES

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Le 7 mars 2017, plusieurs filles prisonnières dans le centre d’hébergement pour mineures “Hogar Seguro Virgen de Asunción” essaient de fuguer. Elles fuient les viols, agressions et mauvais traitements qu’elles subissent dans le centre (centre qui “héberge” 700 filles, sachant que sa capacité maximale est de 400 personnes). Malheureusement, elles seront capturées dans la journée et remises au centre, où elle vont être entassées dans une salle en sorte de punition.

Leur seule façon de se faire entendre, brûler un matelas. Les responsables du centre agiront trop tard, et 43 filles (sans compter les blessées graves) vont mourir brûlées.

Voici un extrait de l’appel à rassemblement devant l’ambassade du Guatemala à Paris:

Considérant que le gouvernement de Guatemala, en tant que responsable civil de ces centres de protection pour mineurs, est coupable d’un féminicide institutionnel et complice d’un réseau de traite humaine et d’exploitation sexuelle sur mineurs, considérant que les politiques internationales capitalistes, racistes et sexistes sont responsables de ce système autorisant l’achat et la violence de corps d’enfant et des femmes, considérant que la justice et indivisible: “une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier” (Angela Davis).

Nous répondons présente à l’appel des organisations féministes et associations de défense des droits de l’enfance et de l’adolescence pour former une action de mobilisation internationale devant les ambassades du Guatemala du monde entier.

RENDEZ-VOUS MARDI 21 MARS À 18H00 DEVANT L’AMBASSADE DU GUATEMALA À PARIS, AU 2 RUE VILLEBOIS MAREUIL, 75017. MÉTRO ET RER CHARLES DE GAULLE ÉTOILE.

CONTRE RASSEMBLEMENT POUR DÉFENDRE LE DROIT À L’IVG

Ce samedi 10 décembre, les cathos intégristes d’SOS tout petits se sont rassembléEs une fois de plus aux alentours de l’hôpital Port Royal à Paris pour une « prière publique de réparation, d’intercession et de conversion » d’après leurs tracts (rien que cela!). Les tracts de désinformation développaient aussi l’idée farfelue que les femmes portant des stérilets avortent chaque mois, ou encore que le tissu du préservatif étant poreux, il ne protège donc pas contre le VIH.

Assez rigolé ! Un groupe de militantEs est allé à leur rencontre avec banderoles (cf photos), pancarte et mégaphones. Quelle heureuse surprise en se rapprochant du lieu de prière publique que de voir que d’autres personnes étaient déjà en train de chanter des slogans à leur encontre. Le groupe défendant le droit à l’avortement s’est donc agrandi.

Évidemment, la police n’a pas tardé à faire son entrée en forçant les pro-IVG à reculer d’une dizaine de mètres des anti-IVG. Pendant un quart d’heure les slogans défendant le droit à l’IVG n’ont pas cessé, couvrant clairement le brouhaha des prières à Sainte Marie condamnant l’avortement.

Un RG a ensuite cherché à trouver un responsable, mais malheureusement nous ne l’avons pas trouvé ce monsieur responsable. S’en est suivi des explications selon lesquelles il faut déclarer les rassemblements en préfecture, car au dessus de 2 personnes : c’est un rassemblement. On nous a également expliqué que sous l’état d’urgence il était nécessaire de déclarer (parce qu’avant on pouvait visiblement manifester librement sans déclaration en préfecture, si si le monsieur l’a dit).

La police a ensuite nié que le rassemblement d’SOS tout petits était un rassemblement de prière de rue, alors que c’était clairement écrit sur leurs tracts et leurs banderoles. La prière lu au mégaphone, n’était pas une prière, mais une chanson d’après la police.

Après ce n’est pas étonnant de voir le déni et le soutien de la part de la police pour les cathos intégristes…

NB : à cause d’un souci technique nous avons perdu la vidéo de l’action, si jamais les pro-vie pouvaient nous communiquer les photos et vidéos qu’illes ont pris de nous, ça serait sympa. Bisous.

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QUAND LA POLICE ET LA JUSTICE FONT LEUR (SALE)BOULOT

Non content-e-s d’avoir tué leur frère et ami, la police continue leur raffle contre la famille Traoré.

Après avoir refusé de passer en comparution immédiate, Youssuf et Bagui ont été mis sous mandat de dépôt dans la nuit du 23 novembre. Ça veut dire qu’ils vont être en prison jusqu’au 14 décembre, date du jugement.

Voici le communiqué de presse du collectif “Vérité pour Adama”:

Nous apprenons avec un grand choc ce soir la mise sous mandat de dépôt de nos frères, amis et fils, Youssouf et Bagui Traoré, au vu des faits dont ils sont accusés du 17 novembre dernier, devant la mairie de Beaumont sur Oise. Ayant refusé la comparution immédiate, nous demandions leur libération jusqu’au jugement. Ils seront finalement gardés sous écrou jusqu’au 14 décembre prochain, date de leur jugement.

Neuf policiers municipaux portent plainte, les gendarmes de la ville sont témoins. C’est là une bien honteuse machination. Cette orchestration visant à leur criminalisation, nous l’attendions. Nous ne pouvons définir ce jugement que comme un acharnement. Youssouf et Bagui sont accusés “d’outrage, rébellion et violence” sans avoir ne serait ce que provoqué la violence des gendarmes.
La police et les gendarmes présents devant la mairie ont gazé les habitants, mais ils n’attendent aucune sanction. Des garantis ont été présentées pour assurer le bon déroulé du jugement, mais rien n’a été entendu. Pour preuve, Youssouf est père d’un enfant en bas âge et travaille dignement pour subvenir aux besoins de sa famille. Il n’a pas d’antécédent.
Cette décision d’une grande sévérité n’est pour notre part pas justifiée. Nous savons aussi que cette criminalisation vient de plus haut que la mairie. Les gendarmes ont tenté d’intimider Bagui en lui disant tout simplement qu’Assa, sa soeur, devait faire profil bas et qu’ils n’appréciaient pas ses prises de paroles: “Dis à ta soeur qu’elle fait trop de bruit”. Ces mots prouvent bien que nous devons faire face à des méthodes indignes de déstabilisations et d’intimidations. Après avoir les subi les pressions de la gendarmerie et de la mairie, voilà les pressions judiciaires. Il est clair que nous avons besoin de tous les soutiens. Nous nous organiserons bientôt dans les prochaines semaines et nous vous invitons tous à nous rejoindre. Nous ne reculerons pas sur notre revendication principale, qui est la mise en examen des gendarmes, pour la justice et la vérité pour Adama. Il est certain désormais que notre mobilisation et nos prises de décisions mettent ces institutions en difficulté, d’où cette obstination à vouloir condamner une famille toujours en deuil, en brisant leur cellule familiale.
Adama a été tué le 19 juillet lors de son interpellation par les gendarmes de Beaumont sur Oise et nous devons encore nous battre pour obtenir leur mise en examen. Ce soir, Youssouf et Bagui passent leur première nuit en prison.
Pas de justice pas de paix”
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LE FRAP APPELLE À MANIFERSTER

Le FRAP (FRont AntiPatriarcal) appelle à manifester ce vendredi 25 novembre à 18h30 à Bastille. Le point de rendez-vous c’est l’entrée de la rue de la Roquette. Voici un extrait de leur communiqué:

“Notre poing est levé pour en finir avec toutes les violences subies par les femmes.
Plus que jamais le féminisme est une question de vie ou de mort.
Plus que jamais l’anarchaféminisme est une solution face à la violence de l’État National Patriarcal.

Pas une de moins ! À Amel et Crystelle. Le 12 juillet 2016, elles sont assassinées par un voisin violent, alors qu’elles tentaient de protéger et de défendre la fille d’Amel, qui avait été agressée par l’homme. Totale impunité pour ce dernier puisqu’il y avait déjà plusieurs plaintes pour agressions déposées contre lui.
Pour elles, ni oubli ni pardon.

Pas une de moins ! Tuées parce que femmes, en France, c’est tous les 2 jours qu’une femme décède sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint. Ce sont des féminicides, et il est temps de les reconnaître comme tels.

Pas une de moins ! La violence des hommes est la première cause de décès et d’incapacité des femmes qui ont entre 15 et 44 ans, à travers le monde. Au delà des guerres, du cancer et des accidents de voiture, les viols et les violences conjugales sont les premiers facteurs de risque pour les femmes.

Pas une de moins ! Chaque année des centaines de femmes se suicident poussées à bout par les violences patriarcales répétées de la part de leurs maris, de leurs patrons, de leurs propriétaires. En mai, une jeune femme de 19 ans se suicide en direct sur les réseaux sociaux dans l’Essonne. Elle dénonce les viols et violences qu’elle a subit, forgeant un mal dont elle ne se relève pas.
Nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas”

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C’est la traque!

Mercredi 9 novembre, Houssam et Aubepine passent devant le Tribunal de Grande Injustice de Paris parce qu’illes ont été solidaires avec les migrant-e-s.

Illes font partie du collectif La Chapelle Débout.

On vous laisse ci-dessous le lien d’une petite vidéo qui raconte toute cette affaire honteuse (on ne partage pas pour autant les propos spécistes tenus par certain-e-s intervenant-e-s) N’hésitez pas à venir nombreuses au TGI de Paris, mercredi 9 novembre à 9h.